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Herbe à poux

L’herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia) émet son pollen de la fin juillet aux premières gelées. Plus d’un million de Québécois sont allergiques au pollen de l’herbe à poux, pollen reconnu comme l’un des plus allergènes. En Estrie, on compte environ 50 000 personnes affectées par ce problème.

Effets sur l’humain

Le pollen de l’herbe à poux est la principale cause du rhume des foins (Rhinite allergique). La présence du pollen affecte la population dans un rayon pouvant aller jusqu’à un kilomètre. Il est important d’arracher ou de couper la plante au ras du sol avant la fin juillet.

Comment se protéger

  • Éviter de fréquenter les lieux infestés par l’herbe à poux.
  • Éviter les activités extérieures, surtout entre 7 h et 13 h, par temps chaud, sec et venteux. Après la pluie, les grains de pollen se sont déposés au sol, ce qui réduit les réactions allergiques.
  • Éviter de tondre soi-même la pelouse.
  • Ne pas faire sécher les vêtements à l’extérieur durant la saison pollinique.
  • Laisser si possible les fenêtres fermées pour empêcher le pollen d’entrer dans la maison; utiliser un système de climatisation ou de filtration d’air.
  • Éviter le contact avec d’autres irritants (ex.: fumée de tabac) qui peuvent amplifier les symptômes d’allergies.

Ce qui est fait par la Ville de Sherbrooke, incluant ses six arrondissements

Le Programme de contrôle de l’herbe à poux a été implanté en 1997. La superficie du territoire est de 300 km2 et 1000 km de route (800 km couvert par la ville de Sherbrooke et environ 200 km par le ministère des Transports du Québec). L’objectif est de diminuer le pollen de l’herbe à poux, et ce, par:

  • dépistage;
  • cartographie;
  • moyens de contrôle (coupe – ensemencement – fertilisation);
  • activités d’information telles; distribution d’information, porte-à-porte où l’herbe à poux est ciblée;
  • suivi annuel.

En tout, six personnes travaillent en été pour aider à contrôler l’herbe à poux, deux effectuent la cartographie et quatre s’occupent de la coupe et l’ensemencement, et ce, pour la conversion des sites.

Ces travailleurs :

  • effectuent la revue des anciens sites;
  • ciblent les endroits où il y a présence de l’herbe à poux avant traitement;
  • établissent les priorités par degré d’infestation de la plante et selon la densité de la population;
  • effectuent la coupe;
  • ensemencent (trèfle- lotier- pâturin du Canada- fétuque rouge et ray-grass) et fertilisent. Cette procédure est principalement effectuée aux abords routiers et au sein des lots vacants.

Constats

  • Diminution du calibre du plant d’herbe à poux, car il y a compétition avec les autres plants. On note donc moins de fleurs d’herbe à poux, et par conséquent, moins de pollen.
  • Augmentation de la préoccupation des citoyens en lien avec l’herbe à poux, et ce, probablement à cause d’information accrue véhiculée par les médias et autres.
  • La Ville de Sherbrooke ne reçoit pas plus de cinq plaintes annuellement en lien avec l’herbe à poux.
  • La majorité des gestionnaires et propriétaires de terrains collaborent à l’effet d’éradiquer l’herbe à poux.

Il est important d’arracher ou de couper la plante au ras du sol avant la fin juillet.

La plante s’arrache facilement et ne présente aucun danger. Il ne faut pas la confondre avec l’herbe à la puce! Consultez la fiche de comparaison des deux espèces pour vous aider à les distinguer.

Pour plus de détails sur l’herbe à poux consultez le www.herbeapoux.gouv.qc.ca